Premier soir : Je le fais monter ou non ?

Ascenseur pour l’inconnu(e) : je le fais monter ?

Il est si craquant que vous avez accepté qu’il vous raccompagne. Et là, devant l’entrée, votre cerveau est noyé par une déferlante de bonnes raisons de le laisser au pas de la porte. Détendez-vous, et si vous vous trompiez de problème ? Si la question était plutôt : ai-je ENVIE de le faire monter?

Les fausses bonnes raisons de lui fermer la porte au nez :

» Une fois qu’il aura eu ce qu’il veut, je ne l’intéresserai plus «
: alors oui, il est possible qu’il ne vous rappelle pas… mais ce n’est certainement pas parce que vous l’avez laissé monter. Disons pour faire simple, que cet homme n’était pas fait pour vous !
» Il ne faut pas que j’aie l’air si facile « . Alors, encore une fois : oui, pourquoi pas jouer au yo-yo de la séduction. Peut-être cela rendra-t-il votre galant fou de désir. Si vous sentez que c’est le style d’homme qui adore qu’on lui résiste pour mieux lui succomber et que vous êtes le style de femme qui aime ce genre de jeu, alors allez-y : » A demain chéri ! « . Mais ne vous forcez pas à jouer la dure si vous l’envie vous fait défaut. Ça n’est pas franchement une stratégie éprouvée, en tout cas pas pour les vraies histoires qui durent. Faites un sondage auprès de vos amis en couple… vous serez surprise d’apprendre que plus d’un avait consommé la chose dès le premier soir !

La vraie question : avez-vous envie de le faire monter ?
   
Si toute la soirée s’est déroulée comme sur des rails, pourquoi l’aiguillage soudain, la voie de garage ?
Si vous avez accepté qu’il vous raccompagne, c’est que vous appréciez plutôt sa compagnie, non ? … à moins que vous ne vous soyez sentie forcée d’accepter ? Nooonnnn, vous êtes une grande fille, vous n’auriez pas fait ça !
Les poils aux pattes: une excellente raison de ne pas le faire monter…
Vous n’êtes pas convaincue à 100%, votre évier regorge de vaisselle, vous êtes crevée, vous vous levez aux aurores le lendemain, il vous regarde droit dans le décolleté depuis le début de la soirée (euh, là peut-être que vous aurez pris l’initiative de ne pas le laisser vous raccompagner !)… Et bien écoutez-vous : ne le faites donc pas monter !
Pas d’ouverture du pont-levis sans une cour appropriée
Vous voulez vous sentir sa princesse, gagnée petit à petit par ses actes de bravoure ? Vous n’êtes pas vraiment prête ou pas vraiment guérie d’une vieille blessure et, cette fois, vous voulez y aller à petits pas ? Et bien, là aussi, écoutez-vous ! Laissez durer, embrassez, chouchoutez, câlinez, et restez-en là, sur le paillasson, pour l’instant. Le prochain rendez-vous sera d’autant plus savoureux… Ou vous vous rendrez compte, après une bonne nuit de sommeil qui porte conseil que, finalement, il n’a pas fait chavirer votre cœur et c’était mieux d’en rester là… sur le paillasson.
» Le faire monter « , au sens littéral du terme
Vous mourez de froid en bas des escaliers alors que vous discutez de votre goût commun pour la salsa cubaine et que vous avez là-haut l’intégrale de Los Van Van ? Il n’y a pas de mal à s’essayer à quelques pas de danse, boire un thé, et se saluer galamment (ou moins) pour vous revoir sûrement très prochainement pour… le faire monter!?