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Interview Gustavo Taretto : « Moi aussi je suis beau sur Facebook ! »

Medianeras, l’histoire de Martin et Mariana qui bien que voisins ne parviennent pas à se rencontrer. On les observe, jour après jour, évoluer dans la brutale Buenos Aires et, lutter chacun de leur côté pour surmonter leurs  peurs.

Comment avez-vous eu l’idée de Medianeras ?

Gustavo Taretto : J’avais plusieurs thèmes qui me trottaient dans la tête depuis quelques temps. Pour rassembler ces idées, j’ai raisonné de la même façon qu’un architecte, j’ai d’ailleurs suivi quelques cours pour cela, et je suis allé observer les immeubles, et j’ai fait un parallèle avec les gens et leurs discours, leurs comportements. Je suis parti des fondations, pour construire ensuite mon film. Si je devais donner un point de départ : c’est en voyant une fenêtre ouverte, sur un mur aveugle à la bas que je me suis mis à penser à la personne qui ressent le besoin d’ouvrir cette fenêtre et de faire entrer la lumière. Des fenêtres comme celle la il y en a des milliers à Buenos Aires. Qui dit petite fenêtre dit « un seul point de vue » et j’imaginais que ces gens, mis à part le fait de vivre dans ces petits appartements un peu confinés et sans trop de lumière, avaient besoin de voir les choses sous un autre angle.

L’histoire ne pouvait donc pas se passer ailleurs qu’à Buenos Aires ?

G.T. : Dans toutes les grandes villes les gens ressentent cette solitude urbaine. Ici , le décor est local, le drame est universel. La solitude urbaine est à mes yeux la plus cruelle, on est seul au milieu des autres. Il y a une véritable épidémie de crises d’angoisse à Buenos Aires, les gens sentent qu’ils ne peuvent plus respirer, ils ont les mains moites, ils ont l’impression qu’ils vont s’évanouir et que personne ne va les aider.

Cela m’est arrivé de me retrouver dans un ascenseur avec une jolie fille et de me dire : « si je lui parle, elle va croire que je veux la séduire, si je la regarde, elle va être intimidée » Deux personnes qui peuvent se plaire à première vue, passent leur temps dans l’ascenseur à regarder les boutons et à descendre chacune à son étage sans établir le moindre lien, même pas celui d’une communication visuelle…

L’utilisation d’internet dans le film : obstacle dans la communication ou pas ?

G.T. : C’est plus facile d’écrire un texto ou un mail que d’avoir la personne en face de soi. C’est certain. Le face à face, on s’en éloigne de plus en plus. Par exemple un adultère ne sera pas détecté par une trace de rouge à lèvres sur un col ou un cheveu de fille sur un veston, mais par un message inopiné sur un portable. Ca devient aussi une arme de contrôle : qu’est-ce que tu fais, où, avec qui, pourquoi ? Et ainsi de suite. Ce qui est bien aussi sur internet, c’est qu’on peut jouer avec notre image. Moi aussi je suis beau sur Facebook ! Internet ce sont aussi des préliminaires…

Martin le timide ou Marianna la névrosée, de quel personnage vous rapprochez-vous le plus ?

G.T. : Celui de l’homme je pense, mais ma vie ne lui ressemble pas sous tous les angles heureusement ! Je crois que nous nous rejoignons sur le côté hypocondriaque, le moindre petit bouton me met dans des états complètement dingues !

Dans le film comme dans la vie, est-ce que pour vous les affinités sont propices à une longévité du « couple » ?

G.T. : Mon sentiment c’est que pour faire fonctionner une relation, il faut évidemment des affinités.

La relation est basée avant tout dans le partage, mais il y a aussi certains couples qui cherchent le conflit, l’opposition pour réveiller leur désir… j’ai voulu faire une fable urbaine, pas trop réaliste non plus, dans laquelle les personnages sont assez proches au niveau du cœur mais ils sont cependant différents l’un de l’autre. Lui a un point de vue ironique et humoristique sur lui-même. Il est à l’aise avec ses problèmes et trouve un mode de vie dans lequel s’inscrit son dysfonctionnement. Elle est plus fragile, vulnérable, instable et en souffre. C’est pour cela qu’elle essaie de changer, avec maladresse, mais elle tente de basculer dans autre chose et elle se confronte vraiment à sa vie pour dépasser tout ça.

Ne serait-ce pas justement une métaphore de l’homme et la femme aujourd’hui ? L’un qui arrive à vivre avec ses problèmes, plus casanier, et l’autre, de la femme battante ?

G.T. : L’homme réfute plutôt, et la femme est dans le combat.


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