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Meetic a rencontré Valérie Donzelli, réalisatrice du film « Marguerite et Julien » !

Meetic/Wild Bunch

Le mardi 24 novembre, nous avons eu la chance de rencontrer la réalisatrice Valérie Donzelli, à l’occasion de la sortie du film « Marguerite et Julien ». Le rendez-vous était donné dans le 13ème arrondissement de Paris, à l’intérieur du MK2 Bibliothèque, pour un entretien en tête-à-tête !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Valérie Donzelli, petit récapitulatif de son parcours : actrice et réalisatrice, elle a signé son premier film La Reine des Pommes en 2010 en faisant jouer son complice de toujours Jérémie Elkaïm. De son côté, le grand public a pu la découvrir grâce au bouleversant film autobiographique La guerre est déclarée sorti en 2011. Toujours au cinéma, elle s’impose comme un auteur incontournable du 7ème art en faisant jouer Valérie Lemercier en 2012 dans le film musical Main dans la main.

Ainsi, à quelques heures de la sortie du film Marguerite et Julien (le mercredi 2 décembre), l’équipe Up to Date vous propose de retrouver en intégralité l’entrevue avec Valérie Donzelli, qui s’est confiée sur son nouveau long-métrage (et même un peu plus !).

Interview « Passion »

Up to date. Bonjour Valérie,  Marguerite et Julien de Ravalet, les protagonistes du long-métrage, sont des personnages historiques. Ils ont été exécutés le 2 décembre 1603. Le film sort le 2 décembre 2015. 412 ans après… Hasard ou coïncidence ? 

V.D : C’est un hasard et une coïncidence, mais c’est un beau hasard. Il s’agit d’une façon de les faire renaître d’une certaine façon. C’est complètement dingue !

L’amour impossible est au cœur du film. Tous vos long-métrages parlent d’amour sous un angle différent : la recherche de l’amour dans la Reine des pommes, l’amour d’un couple dans l’épreuve et l’amour familial dans La Guerre est déclarée. Enfin, Main dans la main, qui relatait un amour qui naissait malgré un écart d’appartenance sociale. Quel a été le déclic pour réaliser cet opus ?

V.D : J’ai d’abord découvert cette histoire que je ne connaissais pas. Je pense que je n’aurais pas pu inventer ce scénario. Il m’aurait été difficile de raconter l’histoire d’amour entre un frère et une sœur si je ne savais pas que c’était parti d’un fait divers réel. C’est la découverte de ce script, que Jean Gruault a écrit, qui m’a fait découvrir l’histoire de Marguerite et Julien. J’ai trouvé fascinant de savoir qu’il y a des années, des siècles, un frère et une sœur se sont aimés depuis la toute petite enfance. Ce qui m’a intéressé, c’est de traiter d’un amour différent. Qu’est-ce-que c’est que vivre un amour différent ? Surtout lorsque cet amour là est interdit et condamné…

L’amour ou la passion (passion au sens de souffrance) représentent votre leitmotiv : vous avez d’ailleurs signé un film intitulé « Que d’amour ! ». C’est un thème compliqué, avec des limites, ou c’est un sujet vaste et inépuisable qui vous travaille à chaque instant ?

V.D : L’amour, c’est le sujet de beaucoup beaucoup de choses. C’est quelque chose qui a toujours accompagné ma vie. La première fois que j’ai été amoureuse, je devais avoir 8 ans. J’ai eu des histoires d’amour importantes. J’ai très jeune été en couple, ça a commencé tôt. C’est quelque chose qui a toujours été le moteur de ma vie. Peut-être que Marguerite et Julien marque la fin d’un cycle et que mes prochains films parleront d’un amour différent. Dans ce film, l’amour est présenté à la fois comme la maladie et le remède.

Vous avez, à l’évidence, une troupe d’acteurs fétiches qui traverse votre filmographie et votre film est très « Nouvelle Vague », à mi-chemin entre Jacques Demy (l’hélicoptère de Peau d’âne), François Truffaut (les reconstitutions historiques de L’Histoire d’Adèle H, L’Enfant Sauvage) ou Eric Rohmer pour les dialogues. Jérémie Elkaïm in fine ne serait-il pas votre alter ego, votre Antoine Doisnel ? Une projection, une matière cinématographique, de qui vous êtes ?

V.D : Oui, Jérémie est probablement mon double masculin. Il y a quelque chose de cela et je pense que c’est ma muse. C’est quelqu’un qui m’a toujours inspiré et que j’ai toujours eu envie de sublimer, que j’aime regarder et filmer, que je connais par cœur. C’est le point commun de tous mes films !

Samy Frey joue dans Marguerite et Julien. On imagine un fantasme de cinéphile. Aimeriez-vous ou auriez-vous aimé faire tourner un(e) actrice qui vous fascine ?

V.D : Ah oui, beaucoup ! J’aurais aimé travailler avec Delphine Seyrig ! Il y en a beaucoup. Parmi les acteurs et actrices français : Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Fanny Ardant, Isabelle Huppert, Jeanne Moreau. Il y en a plein d’autres : j’adore Marion Cotillard, Léa Seydoux, Sandrine Kiberlain. Je trouve que nous avons de superbes actrices en France.

Votre relation avec Jérémie Elkaïm repose sur une véritable complicité artistique. Cela n’a pas été trop dur pour Anaïs Demoustier de se mêler à votre couple de cinéma, pour créer un ménage à trois ?

V.D : Non, puisque ça n’a pas été un ménage à trois. Pour le coup, j’étais très extérieure contrairement à Main dans la main, où j’étais actrice dans le film. Ce qui est important dans Marguerite et Julien, c’est que je ne joue pas dedans. J’ai donc laissé la complicité de Jérémie (Julien) et Anaïs (Marguerite) se faire. Je n’interférais pas dedans, car je n’étais pas au même niveau qu’eux. Cela n’empêchait pas que nous avions une complicité dans le travail avec Jérémie, puisqu’il est aussi scénariste du film et conseiller dans la mise en scène. Avec Anaïs, j’avais une autre complicité qui était celle de l’actrice avec le metteur en scène. C’était assez bien réparti.

La relation incestueuse d’une passion dévorante entre un frère et une sœur est abordée avec beaucoup de finesse. On est loin du film social édifiant. Les scènes de sexe sont suggérées avec une ellipse narrative. C’était un parti pris ?

V.D : Oui, je savais que la première chose que tout le monde attendrait c’est le fameux moment du passage à l’acte. Mais je crois que lorsque l’on est un frère et une sœur et que l’on  est amoureux, et que l’on a du désir l’un pour l’autre, une caresse sur la main est déjà le passage à l’acte ! C’est déjà trop, on a déjà basculé dans quelque chose. Et donc la première scène de grenier fait ce basculement-là. D’ailleurs, c’est la scène la plus sensuelle du film. Après, il y a la scène d’amour où il la délivre de la maison de son mari et où il la ramène dans le château, où ils font l’amour pour la première fois. C’est le « dépucelage », là où elle perd sa virginité. À ce moment là, il y a une ellipse dans le temps, ellipse qui est marquée par une sexualité plus bestiale dont on comprend qu’elle est vécue et qu’elle est active.

Ce qui frappe dans Marguerite et Julien à travers ses anachronismes, c’est son caractère atemporel (comme Sofia Coppola pour Marie-Antoinette avec la musique pop et la paire de Converse qui s’inspirait  déjà d’un film de Ken Russel réalisé en 1975 : Lisztomania). D’où vient ce choix de ne pas ancrer le film dans UNE époque définie, mais dans un espace-temps difficile à cerner ?

V.D : Je ne voulais pas faire de reconstitution historique, ni de retranscription d’aujourd’hui. La seule possibilité, c’était d’inventer quelque chose. De faire de Marguerite et Julien une légende qui nous permettrait de flirter comme cela avec les règles du conte. Mais c’est un conte particulier, qui parle de légende (la légende par définition n’existe pas, ce sont des histoires inventées, imaginaires). Or là, Marguerite et Julien est une histoire vraie, dont on fait une légende qui s’apparente au conte.

Le film est très plastique, il croise les genres. Au visionnage, on ressent parfois une inquiétante étrangeté et certains plans dans la maison, certaines scènes, font penser aux giallos italiens. C’était voulu ? 

V.D : Non, il n’y avait pas de références à ce cinéma-là. Ce que j’aimais avec les gros plans et les inserts, c’est que cela marque une tension et une attention sur quelque chose. C’est très instinctif. C’est vrai que j’en ai fait beaucoup. C’est comme un livre d’images, un tableau, comme un détail. À un moment donné, on regarde un détail. Comme le dessus de lit qu’elle va froisser parce qu’elle a peur. J’adore faire des figures de style et des cadrages cinématographiques pour toutes ces raisons-là.

Quel a été votre meilleur souvenir de tournage ?

V.D : Sans aucun doute, la scène d’amour dans la forêt, car elle a été tournée en dix minutes, c’était réglé.

Quels sont vos prochains projets ?

V.D : Pour l’instant, je réfléchis et je me nourris de ce qui m’entoure pour ma prochaine oeuvre. Rien de défini pour le moment !

Le film sortira à l’étranger ? 

V.D : Oui, aux États-Unis.

Les coups de foudre existent dans le film. Vous en avez connu un personnellement ?

V.D : Et bien oui ! Avec Jérémie Elkaïm quand même !

Quel film proposeriez-vous pour un premier rendez-vous ?

V.D : Star Wars (je l’ai proposé d’ailleurs), car il y a la trilogie et ça peut durer longtemps…

Selon vous, quel est le meilleur endroit pour un premier rendez-vous ?

V.D : Un parc, un jardin.

Quel petit détail vous fait craquer chez un homme ?

V.D : Son sourire.

La campagne de publicité Meetic s’organise autour des imperfections. Quelle petite imperfection pouvez-vous nous révéler de vous ?

V.D : Je suis speed. Je suis impatiente. Je ris souvent trop fort. Mais si je ne devais en choisir qu’une, je dirais : je n’ai aucun sens de l’orientation !

Vous avez déjà utilisé un site de rencontres ?

V.D : Non, je n’ai pas souvent été seule…

Propos recueillis par CB le 24 novembre 2015.

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Sortie de Marguerite et Julien le 2 décembre au cinéma.


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