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La Saint-Valentin ? La fête des célibataires !

Sans amoureux ou amoureuse attitrée, on peut, quand approche le 14 février, avec son cortège de cupidons ailés et de cœurs percés, ne plus savoir à quel saint se vouer…

UNE HISTOIRE D’AMOUR SERAIT À L’ORIGINE DE LA SAINT-VALENTIN

Eh bien… contrairement à ce que l’on pourrait penser, à Valentin lui-même, précisément, longtemps saint protecteur non pas des couples épris mais des cœurs à prendre ! Il était d’ailleurs lui-même on ne peut plus célibataire, puisque prêtre ayant fait vœu de chasteté. Célibataire, oui mais… aussi martyr et amoureux malgré tout, dans les dernières heures de sa vie. Selon la mémoire populaire, il se serait courageusement opposé à l’empereur romain Claude II, dit le Cruel, qui aurait voulu, au IIIème siècle après Jésus-Christ, interdire le mariage au sein de ses troupes, prétextant que les célibataires endurcis formaient de bien meilleurs recrues que les hommes mariés, amollis, c’est bien connu, par la douceur d’un foyer… Mais le prêtre Valentinus, bravant l’autorité impériale, aurait continué à bénir en secret les unions des jeunes soldats qui préféraient, bien avant les années 1970, faire l’amour, pas la guerre. Cet acte de résistance à l’arbitraire despotique lui aurait valu d’été arrêté et jeté en prison, avant d’être torturé et décapité. Valentin aurait aussi conjugué le romantisme à l’héroïsme, puisqu’il se serait épris de la fille de son geôlier et, la veille de son exécution, lui aurait même adressé une lettre enflammée, signée « De ton Valentin », inaugurant ainsi la première carte du genre…

SAINT VALENTIN : QUAND LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES

Rien de tout cela, en fait, n’est véritablement attesté. Dans ce récit mêlant religion et amour, encore raconté à notre époque où l’amour est devenu religion, le mythe a pris le pas sur l’Histoire. Loin des yeux, loin de la vérité, nous ne savons en fait presque rien de Saint Valentin, si ce n’est que son nom – « valens », signifie, valeureux, vigoureux, en latin. Les historiens connaissent en revanche beaucoup mieux l’empereur Claude II, qui représente l’exemple type de l’empereur-soldat. Il a gagné ses galons politiques de victoire militaire en victoire militaire, puis s’est consacré corps et âme à la défense des frontières de l’empire, envahi par les barbares… Mais malgré ses réelles prouesses sur les champs de bataille, cet empereur est aujourd’hui tombé dans l’oubli, à la différence du prêtre marieur et martyr, élevé, lui, au rang de symbole et de légende. Plus précisément, le Saint Valentin s’est effacé, au fil des siècles, devant la Saint Valentin. A partir de la Renaissance, le destin singulier d’un homme s’est donc transformé en rituel collectif. Et, ce que la mémoire a quelque peu oublié, c’est que la Saint-Valentin a d’abord été, plus qu’une fête des amoureux déclarés, celle des célibataires aspirant à convoler. Le 14 février, dit-on alors, la nature, après les longs frimas de l’hiver, frémit à nouveau. Les oiseaux roucoulent, se rengorgent, gonflent leurs plumes et s’accouplent. Pour fêter le réveil de la nature et encourager les amours naissantes, on procède, dans les villages de notre douce terre de France, à un tirage au sort des « valentins » et des « valentines ». Jeunes gens et jeunes filles à marier se voient unis deux par deux, « au petit bonheur la chance », qu’ils se plaisent ou non. Ils sont tenus par des obligations mutuelles, comme de se voir régulièrement ou de se faire des petits cadeaux, pour un temps donné, parfois toute une année, jusqu’à la Saint Valentin suivante. Ce n’est qu’un jeu, bien sûr, c’est « pour rire », « pour de faux », comme disent les enfants, mais le jeu devient parfois réalité, lorsqu’un valentin et une valentine se surprennent ainsi à se découvrir des affinités, et deviennent finalement mari et femme…

La Saint Valentin est alors vraiment le « jeu de l’amour et du hasard », une tombola sentimentale qui fait des heureux mais aussi des malheureux… Nous n’accepterions plus aujourd’hui, de nous voir ainsi désigner un galant ou une galante par tirage au sort et pour une durée déterminée. Tout au plus acceptons-nous, une fois par an, de nous livrer, le temps de la manger, à la tradition de la galette des rois, où la fève lovée dans la frangipane désigne l’élu du jour et lui enjoint encore parfois de désigner son monarque consort, de choisir un roi ou une reine parmi l’assemblée des convives.

Choisir, tel est désormais le maître mot de nos vies sentimentales. Nous voulons et pouvons choisir, et qui plus est parmi une population bien plus étendue que celle des anciennes communautés villageoises. Dans le « village global » qu’est devenu notre monde, les possibles, les êtres, les visages, que l’on peut rencontrer et embrasser, se sont démultipliés, presque à l’infini. Ce qui peut paradoxalement nous donner, en même temps qu’une impression de grande liberté, le sentiment que l’amour reste, d’une certaine manière, une loterie, un vertigineux jeu de hasard.

Que peut-on donc attendre, dans ce contexte, de ce bon vieux ou plutôt de cette bonne vieille Saint Valentin ? Le 14 février, tel qu’il est célébré aujourd’hui, est devenu avant tout la fête des marchands, qui encouragent la surenchère dans la consommation de bijoux, de parfums, de fleurs et de douceurs, tout en la ciblant sur les amoureux déclarés, les plus susceptibles de mettre la main pas simplement sur le cœur mais surtout au porte-monnaie ! Même s’il se peut qu’un jour, « un inconnu vous offre des fleurs », les plus précieux cadeaux que l’on fait sont plutôt destinés à l’être que l’on est sûr d’aimer…

Cette moderne et mercantile dérive du cadeau n’a rien d’ « emballant ». Plus enthousiasmante reste en revanche la Saint Valentin d’antan, qui avait le mérite d’introduire, délibérément, en même temps que la notion de durée, un facteur aléatoire, ludique et joyeux dans le jeu de la séduction, l’improbable, ce à quoi l’on n’avait pas pensé…

C’est peut-être cela, en fin de compte, le cadeau, non monnayable, que nous fait à tous, par-dessus les âges, la Saint Valentin : de nous rappeler que l’être dont on peut s’éprendre n’est pas forcément celui ou celle que l’on se serait désigné soi, spontanément. Et, que l’on peut gagner beaucoup à savoir donner sa chance à l’autre et du temps au temps, à accueillir la part de hasard, d’inconnu, et d’étonnement propre à toute rencontre…


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