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Quand amour rime avec glamour…

Sortir, prendre un verre, plaisanter, discuter… et plus si affinités, mon arrière-grand-mère aurait sans doute aussi adoré, mais il n’est pas sûr qu’elle ait jamais osé !

SÉDUCTION : LA FIN D’UN MODÈLE

A son époque, au lendemain de la première guerre mondiale, l’idée même d’un rendez-vous amoureux en tête-à-tête, à la terrasse d’un café, était délicieusement transgressive. Les femmes venaient à peine de jeter leurs corsets et de raccourcir leurs robes, conquérant ainsi une plus grande liberté de mouvement. Mais elles restaient souvent corsetées de l’intérieur, pudiques dans leurs gestes, leurs regards, leurs sourires. Dans les années 20 résistait encore, face au nouveau modèle de « la garçonne », celui, plus ancien, de « la vraie jeune fille », presque de « l’oie blanche », cette demoiselle du XIXème siècle qui, face à un homme, restait coite, baissait les yeux et rougissait jusqu’aux oreilles. Ce modèle-là, désuet, finit bientôt de voler en éclat.

LES NOUVEAUX CODES DE SÉDUCTION

Les temps modernes imposent un nouveau code de séduction, et le cinéma, un nouvel idéal féminin, celui des stars, qui font rimer amour avec glamour, incarnent, magnifient et diffusent de nouveaux gestes amoureux. Beaucoup de scènes cultes sont bien sûr aussi éblouissantes qu’inimitables : Marilyn Monroe faisant voler au vent sa robe blanche, en riant, au dessus d’une bouche d’aération, dans Sept ans de réflexion ; Rita Hayworth, ondoyant voluptueusement en fourreau et gants noirs, dans Gilda, ou bien encore Anita Ekberg, renversant la tête, se faisant statue de chair et invitant son amant à la rejoindre sous le jet d’eau de la fontaine de Trevi, dans La dolce vita.

Difficile, pour une jeune femme ordinaire, de tenter de rivaliser avec ces séductrices en diable… ou alors peut-être juste sur le mode parodique, juste pour rire.

Le rire qui a longtemps été considéré comme une indécente ouverture de la bouche, fait désormais partie de ces gestes autorisés dans le nouveau code de la séduction féminine. Même « la divine » Greta Garbo, symbole d’un certain idéal féminin tout en retenue, pudeur et distance, se déride dans Ninotchka, de Ernst Lubitsch, et « le monde entier rit avec elle », souligne la bande-annonce de cette comédie.

UN AMOUR DE CINÉMA ?

Et d’une certaine façon, c’est vrai. Les héroïnes du septième art ne se contentent pas de jouer des numéros exceptionnels, et forcément uniques, de séduction. Elles gravent aussi dans la mémoire collective des gestes appelés à devenir on ne peut plus ordinaires, simples, quotidiens.

Oser, tout d’abord, le regard, tous les regards : comme Michèle Morgan dans Quai des Brumes, ensorcelant Jean Gabin avec ses prunelles aussi limpides et claires que la nuit peut être sombre et trouble ; ou bien comme l’intrigante Faye Dunaway, jouant aux échecs et surtout aussi au chat et à la souris avec Steve McQueen, la proie à attraper, qu’elle dévore déjà des yeux, dans L’affaire Thomas Crown ; ou bien, plus tard encore, comme Sharon Stone dans Casino, fixant insolemment le gérant Robert de Niro, après avoir fait un scandale dans la salle de jeux et envoyé valser des piles de jetons dans les airs, quittant tranquillement les lieux en lui décochant des œillades assassines.

Regarder, et aussi, si l’homme ne le fait pas, oser le premier pas, parfois même le deuxième, et aussi le troisième, trouver toutes sortes de biais pour l’aborder indirectement ou même frontalement, telle la pimpante Katharine Hepburn face au très coincé paléontologue Cary Grant dans L’Impossible Monsieur Bébé. Si elle ne s’arrangeait pour se retrouver toujours sur son chemin, il le poursuivrait sans elle, c’est sûr.

Une de ces gestuelles d’approche et de séduction peut être de demander du feu et de fumer – même si on sait bien, aujourd’hui, que cela « nuit gravement à la santé » ! – fumer, porter avec sensualité une cigarette à sa bouche, en faire rougeoyer la pointe dans l’obscurité, puis exhaler dans les airs un halo gris bleuté. Le modèle du genre, c’est bien sûr Lauren Bacall dans Le Port de l’angoisse, demandant « anybody’s got a match ? » à Humphrey Bogart, faisant claquer élégamment une allumette avant de s’éclipser : une belle allumeuse, dans tous les sens du terme…

Le désir s’allume aussi avec la main… quand une femme la passe voluptueusement dans ses cheveux ou dans son cou, telle Micheline Presles dans Le diable au corps, retouchant sa coiffure face à Gérard Philippe, et ôtant même son chapeau. Au début du siècle, le geste est très osé : une femme de la bonne société ne sort pas « en cheveux ». Ceux-ci doivent être soigneusement tirés en arrière et en chignon, et même emprisonnés derrière une voilette, un bibi, une coiffe quelconque. Aujourd’hui, en revanche, on ne les coupe plus en quatre. Qu’ils soient courts ou longs, les cheveux sont libres, appelant dans leurs mèches, folles ou sages, ce mouvement érotique – ou tout simplement nerveux – des mains. Le geste est même devenu tellement courant, parfois automatique, et même déformé en tortillement, qu’il vaut mieux essayer de le contrôler !

Quant à nos jeux, non pas de bras, mais de jambes qui se voilent et se dévoilent, ce sont, là encore, les actrices du septième art qui n’ont cessé de nous donner des leçons de séduction et même de transgression, depuis Claudette Colbert dans New York-Miami, faisant de l’auto-stop en réajustant la jarretelle de ses bas, jusqu’à Sharon Stone, – encore elle ! – croisant et décroisant sulfureusement les jambes dans Basic Instinct. Maisici, il n’est pas sûr que l’on puisse vraiment conseiller d’imiter ce genre de provocations…

Avant d’en venir là, mieux vaut, en vérité, passer plus sagement par la case « baiser », toujours comme au cinéma, un baiser langoureux, lumineux, interminable, comme celui, fameux, qu’échangent Clark Gable et Vivien Leigh dans Autant en emporte le vent. A moins que l’on ne choisisse plutôt, avant d’unir ses lèvres à celles de l’autre, de lier les mains, de prendre celle de l’autre, comme ça, l’air de ne pas y toucher, ainsi que le fait, en téléphonant, Meryl Streep avec Clint Eastwood, le bel étranger qui s’est arrêté chez elle, lors de son périple photographique Sur la route de Madison. Même s’il faut du tact, de la délicatesse et le sens de l’à-propos, cette scène-là reste sans doute moins difficile à réussir qu’un halo glamour de nicotine, un jeu de jambes à la Cyd Charisse, ou un sublime premier baiser hollywoodien.

C’est aussi, quand on est amoureux, le frisson garanti. Et ce n’est pas du cinéma !


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