Vous avez le droit de partir. Vous ne devez rien à personne. Ce guide couvre toutes les situations : le malaise diffus, le manque de respect, la pression sexuelle, et le danger. L’objectif est simple : vous donner des actions concrètes pour reprendre le contrôle.
1) Reconnaître rapidement les signaux d’alerte (même « petits »)
Il y a une différence entre un « date bof » et une « situation à risque ». Votre intuition compte. Si vous vous sentez bizarre, c’est suffisant. Vous n’avez pas besoin de « preuves » pour partir.
Malaise subtil : quand « ça cloche » sans raison évidente
Compliments intrusifs sur votre corps, questions trop intimes trop vite, sarcasme, petites piques (« allez, fais pas ta… »), tests de limites. Ces comportements créent une tension, une vigilance constante, et vous donnent l’impression de devoir vous justifier.
Si vous ressentez ça, c’est déjà un signal.
Manque de respect clair : limites ignorées
La personne insiste après un non, vous coupe la parole, vous rabaisse, vous culpabilise, se moque de vos règles (« t’exagères »), refuse vos conditions (lieu public, horaire choisi).
86% des femmes déclarent avoir déjà vécu au moins une situation à caractère sexiste, comme des remarques, des blagues déplacées, ou de l’insistance (source).
Danger : isolement, alcool/drogues, contrôle, agressivité
La personne veut vous emmener ailleurs dans un lieu isolé, refuse que vous rentriez seule, vous suit, hausse le ton, vous touche sans consentement, vous empêche de partir, confisque votre téléphone ou vos affaires.
Dans ces situations, votre sécurité est prioritaire.
2) Pendant le rendez-vous : reprendre la main en 2 minutes
Votre sécurité passe avant la politesse. Vous n’avez pas besoin d’expliquer ou de vous justifier.
Se replacer en situation de sécurité (sans se justifier)
Rapprochez-vous de personnes (serveur, groupe de clients), levez-vous, placez-vous près d’une sortie. Gardez vos affaires avec vous. Ne laissez jamais votre verre sans surveillance. Si nécessaire, payez votre part pour pouvoir partir rapidement.
Phrases simples pour poser une limite
Voici des phrases courtes, sans débat :
- « Stop. Je n’aime pas ça. »
- « Je te l’ai dit : non. »
- « Je rentre. Bonne soirée. »
- « Ne me touche pas. »
- « Je ne vais pas en discuter. »
Techniques d’échappatoire discrètes quand vous sentez que ça peut dégénérer
Utilisez un prétexte neutre : « j’ai un appel », « je dois rejoindre quelqu’un ». Allez aux toilettes pour appeler ou écrire à une amie. Demandez au personnel d’appeler un taxi ou un VTC. Changez de trajet au retour. Rentrez accompagnée si possible.
Si la personne vous suit, insiste ou vous bloque : passer en mode « urgence »
Cherchez un lieu fréquenté. Demandez de l’aide à voix haute : « J’ai besoin d’aide ». Appelez un proche. Contactez les secours si vous êtes menacée ou agressée (112 en Europe, 17 pour la police en France). Faire du bruit peut casser la dynamique de contrôle.
3) Après : sécuriser votre retour et votre tranquillité
Dès que vous êtes seule, suivez cette checklist simple.
Check sécurité immédiate (10 minutes)
Confirmez à une personne de confiance que vous êtes rentrée. Vérifiez que personne ne vous suit. Changez d’itinéraire si besoin. Notez ce qui s’est passé tant que c’est frais : heure, lieu, faits. Ces informations peuvent être utiles plus tard.
Si vous avez donné des infos perso (adresse, travail, habitudes)
Ajustez vos routines pendant quelques jours. Limitez la géolocalisation sur vos réseaux sociaux. Évitez de publier en temps réel. Prévenez une personne de confiance si vous avez un doute.
Bloquer / signaler sans culpabiliser
Vous n’avez pas à « rester sympa ». Bloquez dès le premier message insistant. Signalez si vous recevez du harcèlement, des menaces, du chantage, des propos sexuels non consentis, ou si vous suspectez une usurpation d’identité.
Chez les 18-24 ans, 39% déclarent avoir subi des injures, du harcèlement ou de la diffamation en ligne au cours des 12 derniers mois (source).
4) Si ça va plus loin : harcèlement, menaces, chantage, agression
Voici des actions prioritaires, étape par étape.
Conserver des preuves (sans vous replonger dedans 20 fois)
Prenez des captures d’écran, notez les URLs, les pseudos, les dates et heures. Sauvegardez les messages vocaux et les photos. Mettez tout dans un dossier et envoyez-le à une amie pour sauvegarde.
Quand et comment demander de l’aide
Parlez à une proche, un collègue, un professionnel. Si le danger est immédiat, appelez les secours : 112 ou 17 en France. Vous pouvez également contacter le 3919 (Violences Femmes Info) pour être écoutée et orientée, 24h/24 et 7j/7.
Ressources d'urgence
Les sites pour vous aider
- 17Cyber : pour des conseils et une orientation vers les bons services
- THESEE : pour signaler et/ou déposer plainte en ligne pour des e-escroqueries
- PHAROS : pour signaler des contenus/comportements illicites en ligne
- Perceval : pour signaler une fraude à la carte bancaire (après opposition auprès de la banque)
- Cybermalveillance : pour de l'assistance et de la prévention en cybersécurité
Les numéros à connaître
Si vous avez subi une agression : ce que vous pouvez faire, à votre rythme
Vous pouvez être sidérée, c’est une réaction normale. Votre priorité est votre sécurité et la prise en charge médicale si nécessaire. Porter plainte est un droit, pas une obligation immédiate. Vous pouvez vous faire accompagner par une association ou une personne de confiance.
5) Se remettre d’une rencontre qui a mal tourné (même sans « grave incident »)
Les émotions que vous ressentez après une mauvaise rencontre sont réalistes et légitimes : honte, colère, dégoût, doute. Ce n’est pas « être faible ». C’est humain.
Déculpabiliser : vous n’avez rien « provoqué »
La politesse n’est pas une dette. Votre « non » suffit. Votre intuition est légitime. Le « freeze » (blocage, paralysie) est une réaction fréquente face au danger. Ce n’est pas un manque de réaction de votre part, c’est une réponse naturelle du corps.
D’ailleurs, 57% des hommes pensent que si une femme ne dit pas clairement « non », c’est « oui » (sondage ELLE/OpinionWay, octobre 2024). Cette croyance explique pourquoi tant de situations dégénèrent. Vous n’êtes pas responsable de l’interprétation erronée de l’autre.
Reprendre confiance avant de re-dater
Faites une pause si vous en avez besoin. Ajustez vos règles de sécurité : lieu public uniquement, durée courte, transport autonome. Préparez un plan de sortie clair. Si cela vous rassure, prolongez les échanges en ligne avant de rencontrer quelqu’un en personne.
Mini-rituel de réparation après un date nul ou inquiétant
Quelques idées pour vous recentrer : appelez une amie, écrivez ce que vous avez ressenti, faites une activité « retour au corps » (marche, douche chaude, exercice), supprimez ou archivez les messages, dormez, mangez, prenez soin de vous.
6) Modèles prêts à copier : messages et scripts (très courts)
Voici des phrases que vous pouvez copier-coller ou dire directement, selon la situation.
Pour écourter un rendez-vous
- « Je vais y aller. Bonne soirée. »
- « Je ne me sens pas bien, je rentre. »
- « Je préfère arrêter là. »
Pour stopper une pression (physique/sexuelle)
- « Non. »
- « J’ai dit non. »
- « Tu dépasses mes limites. »
- « Ne me touche pas. »
Pour couper le contact après
- « Je ne souhaite pas continuer. Je te demande de ne plus me contacter. »
Puis bloquez immédiatement.
Gérer un date qui tourne mal, mettre fin poliment à une rencontre inconfortable, gérer ses émotions pendant une mauvaise rencontre, quitter poliment une rencontre qui dérape, répondre par message après un rendez-vous désastreux : toutes ces situations nécessitent des conseils de sécurité et d’apaisement. Vous avez maintenant des outils concrets. Si un rendez-vous amoureux se passe mal, vous savez quoi faire. Votre sécurité et votre bien-être passent avant tout.
Chez Meetic, la sécurité et la confidentialité sont intégrées dès le début de votre expérience :
- Localisation servant avant tout à vous proposer des profils pertinents, dans le respect des finalités que vous choisissez
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L’objectif ? Offrir une expérience de dating agréable, respectueuse et maîtrisée.
