Au secours, il(elle) a décommandé le premier rdv

Votre premier rendez-vous, vous l’attendez depuis des jours, des semaines, voire des mois. Et quand le jour J arrive enfin, votre surprise est à la hauteur de votre déception : il(elle) annule à la dernière minute… Comment réagir ?
Éléments de réponse.

Bidon, son excuse ?
Une urgence au travail, une grand-mère malade, une crevaison sur l’autoroute, une  indigestion : après tout, cela peut bien arriver à tout le monde. Alors avant d’en conclure que votre rencard se moque de vous, qu’il(elle) a probablement rencontré quelqu’un d’autre, pourquoi ne pas commencer par croire à son histoire ?
Certes, il s’agit peut-être d’un mensonge, mais dans le cas contraire, il serait dommage de ruiner toutes vos chances en ne lui laissant pas le bénéfice du doute.
Comment réagir : on reste calme, on évite les injures et autres envolées lyriques du style « Tu me prends pour un(e) con(ne), je ne veux plus jamais entendre parler de toi ». On reste classe et poli(e), on dit que ça arrive, que ce n’est pas grave, on souhaite un bon rétablissement à la grand-mère et on raccroche sans en faire trop. La suite ? On attend.

Je rappelle ou je ne rappelle pas ?
Mais attention, ce n’est pas parce que vous avez été chic et compréhensif(ve) qu’il faut pour autant pousser le bouchon jusqu’à le rappeler pour lui proposer un autre rendez-vous. C’est lui (elle) qui a décommandé, c’est donc à lui (elle) de vous rappeler s’il (elle) a vraiment envie de vous voir.
Généralement, le « poseur de lapin » rappelle assez vite pour se rattraper et faire oublier son geste. Si comme prévu, il (elle) vous rappelle, attendez qu’il (elle) vous propose un autre rendez-vous. Si en revanche, au bout de quelques jours, il (elle) n’a pas rappelé ou donné signe de vie (SMS, mail…), c’est probablement qu’i(elle) n’a aucune intention de le faire et que oui, son excuse était bidon.
On fait quoi dans ces cas-là : inutile de vous en vouloir, vous avez agi dignement et c’est lui (elle) qui devrait se sentir mal et lâche d’avoir fui de la sorte. Bon, allez, si ça peut vous faire du bien, appelez-le (la) une dernière fois pour lui dire tout le bien que vous pensez de lui (elle).

Et si je profitais de la situation ?
Ouf, il (elle) vous a rappelé(e) très vite, s’est excusé(e) et vous a « supplié(e) » de lui donner une seconde chance. Dites oui évidemment, mais profitez-en pour retourner la situation à votre avantage (ben quoi ???).
Comment agir : faites-lui comprendre, sur le ton de l’humour, qu’il va devoir sortir le grand jeu pour se faire pardonner et n’hésitez pas à le (la) culpabiliser en lui disant que vous aviez annulé une super soirée entre copines/copains pour être avec lui (elle) ce soir-là, et que vous avez fini seul(e), habillé(e) et maquillé(e), devant les Enfants de la Télé, certain(e) qu’il (elle) ne vous rappellerait jamais…
Bref, mettez le paquet pour qu’il (elle) se sente en position de faiblesse. Du coup, il (elle) redoublera d’efforts pour vous plaire et vous faire oublier son terrible geste. Comment ça, c’est mal ? Vous n’avez planté personne, vous, après tout…