5 choses à savoir sur le coup de foudre

Souvent fantasmé, secrètement espéré et parfois décrié, le coup de foudre fascine autant qu’il effraie. Mais qu’en est-il vraiment de cet étrange phénomène ? Est-ce un mythe ou une réalité ? Voici 5 vérités à connaître sur le coup de foudre.

Le coup de foudre, c’est scientifique

Oubliez Cupidon et sa flèche, oubliez le romantisme : le coup de foudre serait en réalité le résultat d’une réaction purement chimique et moléculaire dans notre cerveau. Le coup de foudre est une sorte de réponse biologique aux phéromones d’un individu (et à d’autres substances comme l’amphétamine et la dopamine) qui créent en nous un sentiment de bien-être et d’euphorie. Le sentiment d’attirance irrépressible ressenti lors d’un coup de foudre serait donc créé purement et simplement par notre cerveau. Ça vous fait mal au cœur ?

Le coup de foudre, beaucoup de gens y croient et l’ont déjà ressenti

N’en déplaisent aux sceptiques et autres briseurs de rêves, de nombreuses personnes croient dur comme fer à cet envoûtement instantané. Si l’on en croit un sondage Ipsos datant de 2012, près de trois-quarts des Français sont persuadés de son existence et plus de la moitié avouent l’avoir déjà vécu. La preuve : ceux qui l’ont ressenti le décrivent tous de la même manière : rythme cardiaque qui s’accélère, mains moites, jambes tremblantes, sensation de chaleur et intense sentiment d’euphorie.

Le coup de foudre peut frapper n’importe qui

Personne n’est à l’abri du coup de foudre. Il peut frapper n’importe qui et n’importe quand. Penser que ça n’arrive qu’aux autres est une erreur qui peut coûter très cher : moins vous y serez préparé et plus vous serez submergé par cette tempête amoureuse qui conduit parfois à faire des choix hâtifs, radicaux et destructeurs : renoncer à une opportunité professionnelle, déménager à l’autre bout de la terre… S’y attendre incite à plus de prudence, à mieux comprendre le phénomène et ses dangers.

Se faire « foudroyer » prend quelques secondes

Si l’on en croit l’étude menée par Stéphanie Ortigue, professeur à l’université de Syracuse, il suffirait même de « 0,2 seconde pour tomber amoureux » et cela produirait « le même état euphorique que la prise de cocaïne ». Une comparaison qui n’est pas sans fondement : comme pour la drogue, l’effet du coup de foudre peut s’avérer particulièrement éphémère et la chute particulièrement brutale.

Le coup de foudre peut se transformer en grand amour

S’il transporte son lot de dangers et de menaces, le coup de foudre peut aussi durer toute la vie, ou du moins très longtemps. Souvent qualifié d’éphémère et de destructeur, il peut néanmoins défier les statistiques grâce à un travail de distanciation qui vise à rester lucide quant à ses sentiments, à respecter les étapes traditionnelles de la rencontre (apprendre à se connaître avant de se jeter dans les bras l’un de l’autre) et à tenter de trouver chez l’autre des qualités rationnelles et à créer une véritable complicité, fondée non pas sur une attirance imaginaire (certes très excitante au début) mais sur de réels moments de partage, un respect mutuel et la découverte de centres d’intérêt communs. Car ce sont ces choses-là, construites à deux et au gré du temps, qui résisteront à l’usure inévitable de la passion.