Amour de vacances : comment surmonter la barrière de la langue

Sans le vouloir (ou en le voulant un peu), vous êtes tombé(e) sous le charme d’un bel Italien, d’une magnifique Bulgare, d’un sublime Espagnol… Le hic : vous ne parlez pas sa langue et lui (elle) ne parle pas la vôtre. L’anglais ? Pas votre fort. Bref, dur dur de se (faire) comprendre. Nos conseils.

LE LANGAGE DE L’AMOUR

D’abord une bonne nouvelle : aux premières heures d’une histoire d’amour, surtout en vacances, on pense d’abord à autre chose qu’à parler… et on a généralement d’autres moyens tout aussi plaisants de communiquer, inutile de faire un dessin. Mais puisque l’on parle de dessin, passons maintenant à l’étape supérieure : sans chercher à polémiquer sur l’extinction massive des créatures marines en Méditerranée ou sur la famine dans le monde, il serait tout de même bon que vous puissiez vous parler un peu, apprendre un peu l’un de l’autre, être capable de dire où il (elle) habite, quel métier il (elle) exerce, s’il (elle) a des frères et sœur, bref, le b.a.-ba. Comment ? Comme vous pouvez, en mimant, en utilisant les quelques mots d’anglais que vous connaissez et pourquoi pas en dessinant ! Tout est permis, du moment que vous parvenez à vous faire comprendre. L’avantage, c’est qu’au début d’une histoire, on rit de tout, et tout est permis. Pleine de fantaisie, cette situation, loin de vous porter préjudice, apportera de la fraîcheur à votre petite amourette estivale.

FAIRE TOMBER LES BARRIÈRES

Mais attention, si cela suffit parfaitement à faire vivre un amour de vacances, cela risque de devenir difficile si vous envisagez cette relation dans la durée. En effet, l’amour, le vrai, exige une réelle communication, une connaissance aboutie de l’autre, de ses envies, de ses rêves. Vous ne pourrez véritablement le (la) connaître qu’une fois tombée cette barrière de la langue. Amusante au départ, elle peut en effet très vite s’imposer comme un obstacle de taille à la survie d’une relation. Alors si vous sentez que cette histoire a du potentiel, qu’il (elle) puisse bien être l’homme ou la femme de votre vie, en somme que le jeu en vaut la chandelle, il n’y a qu’une seule solution : apprendre sa langue, ou vous mettre sérieusement à l’anglais s’il (elle) le parle couramment. Petit à petit. Si chacun fait des efforts de son côté, vous parviendrez à faire progressivement tomber le mur qui vous sépare.

APPRENDRE DES DIFFÉRENCES

Et apprendre sa langue, c’est apprendre sa culture, son éducation, sa vie. C’est s’ouvrir à des horizons jusque-là inconnus et à d’insoupçonnables trésors. Lorsqu’elles sont dépassées et pleinement acceptées, les différences culturelles sont une richesse considérable dans la vie d’un couple. Elles cristallisent une dose magique de mystère, fascinent cet autre qui n’est pas comme soi, intriguent, attirent. Une richesse encore plus grande le jour où, et si, par bonheur, des enfants naissent de cette union. Des enfants qui témoignent d’un amour plus fort que les frontières, plus solide que les barrières que certains dressent devant l’amour. Des enfants qui surtout, auront la chance inouïe de grandir en parlant deux langues (voire plus), en s’imprégnant de deux cultures, parfois de deux religions. Bref, de véritables citoyens du monde qui n’auront jamais aucun souci pour tomber amoureux, à leur tour, d’un beau touriste ou d’une belle étrangère.