Couple : et si j’étais trop gentil(le) ?

Si la gentillesse est l’une des qualités les plus appréciées et les plus appréciables au quotidien, en amour, elle peut très vite se transformer en faiblesse et se retourner contre vous… Conseils.

Si la gentillesse est l’une des qualités les plus appréciées et les plus appréciables au quotidien, en amour, elle peut très vite se transformer en faiblesse et se retourner contre vous… Conseils.

Trop bon, trop c**
Dans un couple, il est difficile, voire impossible, d’instaurer un rapport d’égal à égal et il y en a forcément un qui a le dessus sur l’autre, qui a toujours le dernier mot, bref, qui mène la danse… Un fonctionnement qui peut porter ses fruits si tant est que chacun puisse trouver son compte dans cette « distribution » des rôles : ne pas se sentir rabaissé(e), humilié(e) par son partenaire, ne pas disparaître derrière la personnalité de l’autre et rester fidèle à ses valeurs. Mais attention : quelqu’un de trop gentil, qui dit oui à tout, qui fait constamment passer le bien-être de son compagnon avant le sien et qui va systématiquement dans son sens, peut paradoxalement perdre son intérêt aux yeux de son (sa) partenaire. Sa gentillesse peut facilement être assimilée à un manque de personnalité et altérer du même coup le rapport de séduction. Ce n’est pas pour rien que les bad boy et autres vilaines filles ont la cote…

Gentil(le), mais pas poire
Mais rassurez-vous : si les « méchants » ont la cote, ça ne dure jamais bien longtemps. Mieux : les méchants, sans le savoir, facilitent la tâche aux gentils. Comment ? En faisant souffrir les filles (les garçons) qui, du coup, viennent pleurer sur l’épaule… des gentils, vous avez tout compris. Et c’est là que tout se joue : oui à la gentillesse, non à la mollesse. Oui aux petites attentions, non aux démonstrations démesurées, oui pour rendre des services, non pour obéir à des ordres. Bref, soyez attentionné(e) et à l’écoute, mais restez fort(e) et affirmez-vous, défendez vos opinions et mettez-vous en travers des siens si besoin. Ne laissez pas vos sentiments altérer votre jugement ou inhiber votre confiance. C’est l’un des grands défis de la séduction : réussir à être gentil sans être mollasson(ne), à être attentionné(e) tout en ne cédant pas à tout et à n’importe quoi, bref, respecter l’autre sans se perdre en chemin.

Gentil(le) et mystérieux
Et ne pas être trop gentil(le), c’est aussi, peut-être surtout, parvenir à préserver une part de mystère. C’est ne surtout pas finir par devenir « un bon copain » et continuer de rester un(e) amoureux(se) et un amant (une maîtresse). Le mystère, comme l’admiration que l’on porte à son partenaire, sont les principales clés de la réussite amoureuse : tant que l’autre entretient son jardin secret, tant qu’il fascine, qu’il interroge, qu’il intrigue, la tension est préservée, la magie recréée à l’infini. À l’inverse, quand l’autre n’a plus rien à révéler, qu’il devienne prévisible et que l’on puisse faire de lui (ou d’elle) « ce que l’on veut », la partie est, semble-t-il, perdue d’avance. Autant dire qu’il est crucial de maîtriser à la perfection l’art, pas si simple que ça, du « gentil, mais pas trop ». Mais rassurez-vous : de même que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en étant « gentil, mais pas trop » que l’on devient « gentil, mais pas trop »… Allez, allez, on pratique, et on fait comme la poupée : on dit non, non, non, non, non, non… De temps en temps.