Je suis tombée amoureuse de mon sex-friend

Depuis quelque temps, les « sex friends », ces amis avec qui l’on couche de temps en temps, sont un sujet de discussion qui fait fureur dans la culture populaire. De nombreuses personnes se demandent si l’on peut avoir une histoire sérieuse avec son plan cul ou son sex friend. D’après une étude très sérieuse sur les célibataires, et contrairement à ce que dicte le bon sens, il semble que la réponse soit « oui ». D’après cette étude, 47 % des

Depuis quelque temps, les « sex friends », ces amis avec qui l’on couche de temps en temps, sont un sujet de discussion qui fait fureur dans la culture populaire. De nombreuses personnes se demandent si l’on peut avoir une histoire sérieuse avec son plan cul ou son sex friend. D’après une étude très sérieuse sur les célibataires, et contrairement à ce que dicte le bon sens, il semble que la réponse soit « oui ». D’après cette étude, 47 % des célibataires ont avoué avoir eu un sex friend dans le passé (40 % des femmes et 53 % des hommes). Les chiffres montrent une augmentation radicale du nombre de sex friends s’engageant dans des histoires sérieuses (40 % en 2012, contre 20 % en 2011). Et 33 % des célibataires révèlent qu’un coup d’un soir avait déjà débouché sur une relation.
Voilà les faits. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ?
Pour certains, il y a des raisons culturelles. À notre époque où tout va vite, les sex friends sont peut-être plus fréquents, mais nous avons toujours un besoin inextinguible d’amour. Bien que nous marchions en terrain connu parce que c’est plus simple et plus pratique, nous nous retrouvons bien vite projetés dans l’inconnu à nouer des liens plus profonds. D’autres pensent que c’est la preuve que la biologie l’emporte toujours. L’un des biologistes à l’origine de l’étude, un spécialiste de l’évolution, estime qu’« un coup d’un soir menant à l’amour n’est que logique, si l’on considère notre fonctionnement biologique. Un plan cul n’est que rarement un plan cul à cause des liens biologiques et psycho-émotionnels qui se forment . »
Pour creuser ces raisons, je me suis mis en quête de témoignages sur les histoires se cachant derrière ces statistiques fascinantes. Six hommes et femmes nous racontent pourquoi d’après eux leur sex friend est devenu un véritable partenaire.

1. « Après mon divorce, j’ai enfin pu clarifier ce que j’attendais d’une relation »
« Après mon divorce, je ne cherchais pas l’amour », confie Martine, une Savoyarde de 37 ans. « La fin de mon mariage avait été éprouvante, et je voulais juste m’amuser. Mes amies me poussaient à profiter de mon célibat, et c’est ce que j’ai fait. C’est comme ça que j’ai rencontré Marc, qui a quelques années de moins que moi. C’était facile, je ne me sentais pas sous pression, mais j’avais tellement peur de m’engager dans quelque chose de sérieux que je ne pouvais pas m’empêcher de répéter à Marc « Je ne peux pas faire ça. » Heureusement, il s’est montré vraiment patient avec moi. Plus j’arrivais à lui expliquer pourquoi j’étais inquiète, et plus il m’acceptait, plus il acceptait ce stade de ma vie. Plus je me sentais à l’aise avec la personne que j’étais devenue, et plus nous communiquions… et c’est la clé d’une relation réussie, n’est-ce pas ? Vous devinez la suite. Cela fait un an que nous vivons une histoire sérieuse, et je considère que l’époque où nous étions sex friends m’a permis de grandir. J’ai pu comprendre ce que j’attendais d’une relation. »

2. « En ne nous prenant pas au sérieux, nous avons pu avancer doucement vers une histoire solide, sans pression »
« J’avais eu quelques petites amies sérieuses, mais ça me mettait toujours la pression », commence Jérôme, un Poitevin de 29 ans. « À un moment, ma famille, qui est plutôt traditionnelle, a commencé à me demander « vas-tu enfin te caser avec celle-là ? » J’en avais assez des premières phases d’une relation, mais je n’étais pas prêt à me passer la corde au cou. La seule chose que je pouvais envisager sereinement, c’était d’avoir une sex friend. Certaines filles m’ont catalogué phobique de l’engagement et rejeté, mais Lise était différente. Elle était très ouverte à ce genre de relation, et à l’aise avec l’idée que nous verrions où ça nous mènerait au lieu de céder aux attentes de nos familles et de la société. Je me souviens que mes sentiments ont évolué après six mois. Je me suis rendu compte que j’étais vraiment fou d’elle. Quand je le lui ai avoué, elle a ri et elle m’a répliqué « je croyais que ce n’était pas censé être sérieux ! » Mais en fait, après avoir partagé une telle relation pendant si longtemps, elle aussi était prête pour quelque chose de plus officiel. Cela nous a permis d’avancer tranquillement vers une histoire sérieuse sans subir toute la pression de l’engagement. »

3. « Sex friends, c’est exactement ça : nous étions de vrais amis qui sont devenus bien plus que ça »
« J’avais toujours considéré Daniel comme « une passade », confesse Catherine, une Alsacienne de 41 ans. « Nous étions tous les deux commerciaux, et nous nous sommes rencontrés à un séminaire loin de chez nous. Nous avons passé un week-end incroyablement romantique, mais nous étions tous les deux des accros du travail avec une vie bien remplie. Je n’aurais pas parié un kopek que nous nous reverrions. Nous nous sommes quittés de façon amicale, mais sans projeter de nous revoir. Nous nous sommes croisés la semaine suivante, nous sommes allés boire un verre, et nous avons à nouveau passé la nuit ensemble. Après cela, nous avons commencé à nous retrouver toutes les semaines, mais ce n’était pas ce qu’on appellerait des rendez-vous, ou une relation. Pourtant, Daniel avait quelque chose de différent. Ce n’était pas qu’un mec sexy que je voyais de temps en temps, c’est aussi devenu quelqu’un dont je me sentais proche. Alors des sex friends, des amis qui couchant ensemble, c’était exactement ça : Daniel était devenu un véritable ami. Et en deux ans, notre amitié s’est épanouie jusqu’à ce qu’on finisse par se fiancer. J’étais la première surprise quand il m’a demandée en mariage… et bien sûr, j’ai dit oui ! »

4. « Son honnêteté m’a permis de m’ouvrir à une nouvelle relation après mon divorce, et nous envisageons un avenir commun »
« Je venais de divorcer, et j’étais toujours en morceaux », se souvient Bernard, un Varois de 55 ans. « Mon ex avait abusé de ma confiance, et je n’étais pas prêt pour une nouvelle histoire. Mais au bout d’un moment, la solitude commence à me peser, et on se dit que bon, on pourrait juste se voir, sans s’impliquer émotionnellement. J’ai rencontré une femme à qui j’ai expliqué cela. Malgré tout, elle avait envie de passer du temps avec moi. C’était reposant de pouvoir parler de façon aussi ouverte de cette étape de notre vie sans nous sentir mal parce que nous étions sceptiques et avions des réserves. Cette honnêteté m’a fait du bien. Cela fait maintenant trois ans que nous sommes ensemble, et heureux ! Ni l’un ni l’autre ne ressent le besoin de coller une étiquette sur notre relation, mais il y a de l’amour entre nous. Aujourd’hui, nous sommes bien plus que « des amis qui s’amusent ». »

5. « Ce n’était pas le genre d’homme qui remplissait toutes les conditions sur ma grille de l’homme parfait, mais c’était exactement le partenaire qu’il me fallait »
« J’avais prévu d’épouser mon amour de jeunesse », raconte Julie, une Normande de 34 ans. « Nous venions du même milieu et nous formions un joli petit couple. Mais ce ne devait pas être mon destin : il m’a quittée trois mois avant notre mariage. Quelques mois plus tard, alors que je prenais un verre avec des amies, un mec que je connaissais depuis le lycée m’a invitée à sortir. Je lui ai répondu « non, mais nous pourrions être amis. » Il était bien loin de remplir toutes les conditions sur ma grille de l’homme parfait. Ce n’était pas un type lisse, du genre à faire carrière, mais j’appréciais sa personnalité, et il y avait une attraction réciproque entre nous. Nous sommes sortis quelques fois ensemble, et un soir, c’est devenu électrique, et il est resté chez moi. Je l’appréciais vraiment, mais je n’étais pas sûre que ça dure plus de quelques mois. Aujourd’hui, nous sommes très attachés l’un à l’autre. Ce n’était pas du tout le genre d’homme avec qui je m’imaginais avoir une histoire, mais aujourd’hui, il l’est devenu. Commencer à le fréquenter en tant qu’ami m’a permis de passer du temps avec lui et de me rendre compte que ma bonne vieille grille de l’homme parfait n’était pas si importante. »

6. « Quand nous nous sommes rencontrés, j’en avais assez d’attendre l’homme de ma vie, mais après un an de relations amicales, sa patience a fini par payer. »
« Quand j’ai eu 30 ans, j’ai commencé à devenir obsédé par les rencontres », se rappelle Thibaut, un Girondin de 33 ans. « J’en avais assez de tourner en rond et je voulais rencontrer l’homme de ma vie avant qu’il ne soit trop tard. Je me mettais la pression tout seul, mais c’était un sentiment bien réel. J’étais constamment déçu par des hommes qui se moquaient de moi. Ils disaient qu’ils cherchaient une histoire sérieuse, mais ils étaient toujours tarés ou bidons, ou en tout cas, pas faits pour moi, j’imagine. Ce n’est qu’une fois que j’ai décidé de mettre fin à ma course au partenaire que j’ai rencontré Antoine. À l’époque, j’en avais assez de chercher Monsieur Parfait, et je lui ai dit que je cherchais une relation un peu plus cool. Quand j’y repense, je faisais vraiment attention à rester en retrait du monde des rendez-vous. Nous étions juste des amis qui se retrouvaient régulièrement sous la couette, mais au bout d’un an, il est devenu évident ni l’un ni l’autre n’avait envie d’aller voir ailleurs. »