Rupture : la vengeance fait-elle vraiment du bien ?

Qui n’a pas déjà rêvé de vengeance après une rupture douloureuse ? Qui n’a pas échafaudé ruses et stratagèmes pour obtenir sa revanche ? Reste à savoir si une fois assouvie, la vengeance est libératrice ou si, au contraire, elle engendre de nouvelles souffrances.

Une réaction humaine

La vengeance est une réponse naturelle à la douleur, à l’humiliation, au chagrin. C’est un mécanisme guidé par la fierté, l’ego, tous deux malmenés, bafoués. Mais plus qu’une volonté de rétablir l’honneur et de faire souffrir l’autre, c’est en réalité une façon de refuser de tourner la page, une façon détournée de rester dans sa vie. En voulant faire souffrir l’autre à son tour, ce qu’on veut inconsciemment, c’est le (la) garder près de soi, ne pas lui dire adieu. Pas tout de suite. Pas encore. On pense à ce moment-là que le fait de se venger nous soulagera, déchargera notre colère, et c’est exactement ce que cela a comme effet. Au début.

Une spirale négative

Pourtant, à long terme, la vengeance a l’effet contraire : au lieu de nous aider à aller mieux et à nous débarrasser de la douleur, elle nous enferme dedans. Pire : elle contribue à faire de nous un personnage amer… Au lieu de perdre votre temps à essayer de le (la) faire souffrir (cela vous mènera à quoi ?), concentrez-vous plutôt sur vous. Au lieu de passer vos journées à élaborer des stratagèmes vengeurs qui ne contribuent en rien au bonheur, attelez-vous plutôt à retrouver confiance en vous et en l’amour. Et si vraiment vous aimez toujours votre ex et que vous croyez en votre couple, essayez de le (la) reconquérir, pas de le faire payer…

Un refus de se remettre en question

Le besoin de vengeance, c’est aussi l’incapacité de se remettre en question et d’accepter sa part de responsabilité dans l’échec d’une relation. Ce n’est pas parce qu’on a été trompé(e), quitté(e) et humilié(e) qu’on n’est pas aussi responsable de ce dénouement. Persister dans l’esprit de vengeance, c’est vouloir rester dans la position de la victime et ne surtout pas se remettre en question. Or, tant que l’on refuse de reconnaître ses torts et ses erreurs, on n’essaie pas de comprendre ce qui a pu nous conduire à cet échec et on ne peut pas envisager sereinement un avenir meilleur. Or, c’est exactement ce qu’il vous faut aujourd’hui : tirer les leçons du passé et repartir du bon pied. C’est en tout cas tout le mal que l’on vous souhaite !